Depuis quelques jours défilent à la barre les salariés de l'usine et des entreprises sous traitantes chargées de la gestion des déchets d'AZF. Leurs témoignages divergent sur les détails, mais tous confirment ce que Total nous répète depuis 10 ans : la sécurité était impeccable. Les salariés, formés très régulièrement connaissaient parfaitement le fonctionnement de l'usine, les nouveaux embauchés, parrainés par les anciens accédaient à une pleine maîtrise des risques, les disfonctionnements étaient rarissimes et à aucun moment ne créaient le moindre danger, les produits incompatibles ne pouvaient pas se croiser, et encore moins se mélanger, et les éventuelles contradictions dans les témoignages ne sont que le fait d'une mémoire défaillante. Et quand on les interroge sur les causes de la catastrophe, la réponse unanime est "je ne sais pas", voire "c'est impossible". On en finirait presque par se demander si la catastrophe a bien eu lieu... Cette attitude de déni de la réalité a […]
Pendant toute la durée de l’instruction, PJC Nina n’a eu de cesse de réclamer que l’enquête judiciaire ne se focalise pas sur la seule reconstitution de l’explosion, mais s’intéresse également aux conditions de fonctionnement de l’usine AZF, aux nombreuses infractions constatées à la règlementation imposées à cet établissement classé SEVESO, à l’obstruction que l’enquête de la Commission d’Enquête Interne de Total faisait à l’enquête officielle. Avec d’autres associations, nous avons œuvré pour que soit reconnu la responsabilité de l’industriel ayant laissé se dégrader le fonctionnement de son usine jusqu’à mettre en danger la vie de ses ouvriers et des riverains du site. C’est peu dire que de constater la surdité du magistrat instructeur face à ces demandes. Certes la plainte pour mise en danger de la vie d’autrui fut déclarée recevable, mais pour aboutir, dans l’indifférence générale, à un non lieu, avant la tenue du procès pénal. Au troisième mois du procès en appel, nous ne […]
Audience du mardi 10 janvier... Premier intervenant, expert judiciaire, Serge Villarem Serge Villarem est directeur adjoint du laboratoire de chimie industrielle. En 2005, il a été missionné pour examiner la teneur en DCCNA des scellés du hangar 335, à savoir différents sacs dits GRVS. Conclusion: .tests pas convaincants: peut être bien qu'oui, peut être bien qu'non! Deuxième intervenant, Roger Jeannot, cité par la défense et qui fait son exposé tourné vers la défense, sans jamais regarder les avocats des parties civiles! La défense lui a fourni un échantillon de la croûte issue du sol du hangar 221 pour analyse: y avait-il des traces d'hydrocarbure? Evidemment non!!!! La provenance réelle de cet échantillon? Même nos avocats n'ont pas posé la question, comme s'ils connaissaient déjà la vraie réponse A la fin de sa prestation, pendant que le témoin suivant se présentait, Mr Jeannot est allé voir Mr Timbard. Celui-ci a rempli un papier et lui a remis. Parmi les personnes présentes […]
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Ce blog a été crée lors de l'ouverture du procès en 1ère instance, concernant l'explosion d'AZF, pour publier et commenter les résumés d'audience au fur et à mesure.