Audience du mercredi 24 juin: les réquisitoires du ministère public Le procureur entame son réquisitoire devant une salle pleine avec la presse et les médias. Il rappelle que ces 4 mois d'audience se sont déroulés en toute transparence malgré la défense qui souhaitait que «certains chapitres restent fermés, et pour cause». Il rend hommage aux victimes et rappel le bilan trop lourd de cette catastrophe qui ne relève en rien de la fatalité ». Il résume ce qui va être son réquisitoire «Cette catastrophe résulte d'un dysfonctionnement grave dans l'exploitation et la gestion des bâtiments 335 et 221, d'un dysfonctionnement grave des opérations de traitement de déchets, d'un recours important à la sous-traitance sans une stricte surveillance, et d'une perte de conscience incontestable des risques liés à la mise en contact des produits se trouvant sur le site». Il rend hommage aux salariés et aux sauveteurs et dénonce «deux parties civiles, avec le soutien de la défense, qui ont cru […]
Audience du 23 juin: la citation directe contre Total et son PDG T Desmarest. Me Cohen intervient pour défendre la citation directe à l'encontre de Total Ce fut une plaidoirie où le fond très technique et juridique ont été noyés dans une forme agréable, mais qui pouvait masquer l'essentiel. Alors je vais dire ce que j'ai ressenti comme essentiel: La loi Fauchon était prévue pour les élus maires et consorts, elle protège les chefs mais elle ne les exonère pas et il n'est pas interdit de penser que néanmoins quelque chose peut être fait. La protection qui garantit le chef pourrait-elle être étendue à la société? La question n'a pas été soumise au juge en droit pénal . Et de suggérer au tribunal « La protection du chef par la loi, c'est déjà beaucoup. C'est déjà beaucoup, mais cela non plus pourrait ne pas paralyser le tribunal ». Le tribunal peut s'affranchir de la loi Fauchon Pour Me Cohen « les causes du sinistre, c'est le bouclier des prévenus. De leur cohorte […]
Audience du vendredi 19 juin Maîtres Forget ( Mémoire et solidarité) et Vacarie ( syndicat des cadres de l'usine AZF ) sont intervenus pour conclure dans le même sens : puisque la thèse de l'accident ne peut être corroborée par les démonstrations peu convaincantes des experts judiciaires il faut que le tribunal demande un supplément d'informations, il ne peut se prononcer en l'état. Chacun a fait sa plaidoirie avec plus ou moins de brio et d'arguments et je retiendrai dans celle de Maître Forget de longues explications quasi psychologiques pour expliquer voire justifier l'attitude de son client face aux thèses de l'accusation tout en précisant bien que les salariés ne défendent pas l'organisation de l'entreprise. Il prend soin également d'écarter les caricatures, thèses des complots et attentats tout en soutenant que la thèse de l'accident telle qu'elle est présentée ne le satisfait pas. Il reste très général, au dessus des explication des experts tout en précisant que ce […]