AZF une catastrophe et un procès pour rien ? Les débats du procès AZF ont montré qu’un enchaînement de faits a conduit à l’explosion du 21 septembre 2001. Les dirigeants de Total et de l'usine AZF les avaient estimés peu probables, et pourtant : - La fabrication de produits chlorés et de nitrates -produits incompatibles- dans la même usine : c’était une réalité - La rencontre des deux produits : un scénario possible compte tenu de la configuration du site, non pris en compte par l’industriel - Le déversement de ce mélange sur un tas de nitrates déclassés : le résultat de l’absence de procédures - La présence d’humidité : une évidence car la porte du hangar 221 ne fermait pas - Une réaction chimique entre les deux produits : un phénomène connu lorsque ces produits étaient sous forme liquide - La présence d’un tas de plus de 500 tonnes de nitrates : la conséquence d’une absence de gestion du stock La succession d’événements jugés peu probables par l’industriel a […]
Retour sur la plaidoirie de Me Soulez-Larivière Lors de sa plaidoirie le lundi 29 juin, Me Daniel Soulez-Larivière a non seulement demandé la relaxe des prévenus, mais il a aussi fait le procès de la justice en estimant que ce procès n'était pas adapté à la catastrophe ''Je ne pense pas que l'institution judiciaire pénale soit, au début, la meilleure pour traiter ce genre de catastrophe.'' Cette remarque est dans la droite ligne d'un point de vue qu'il avait signé avec Me S Foreman dans le journal Le Monde du 4 juillet 2008 à la page Débats et intitulé : Comprendre ou juger? PJC Nina avait adressé au journal Le Monde dès le 6 juillet 2008 une réponse intitulée ''Juger sans comprendre'', article qui n'a pas été repris par Le Monde. Pour mieux comprendre l'enjeu caché derrière cette phrase de Me Soulez-Larivière, nous vous redonnons ces 2 articles. Comprendre ou juger? Par Me Soulez-Larivière ''L'actualité judiciaire en matière de catastrophes collectives oblige à se demander à […]
Audience du lundi 29 juin : dernière intervention de la Défense avec l’ultime plaidoirie de Me Soulez Larivière. Nous étions nombreux ce matin aux portes de la salle Jean Mermoz pour entendre la plaidoirie de Me Soulez Larivière ; Non pas dans l’attente d’être convaincus par des arguments sensés exonérer Grande Paroisse et M. Biechlin de leurs fautes et manquements, mais au moins dans l’attente d’assister à une plaidoirie un peu passionnée, émouvante, pour ne pas dire lyrique, voire théâtrale ! Et bien non ! Nous n’avons eu ni emphase, ni raisonnement. Me Soulez Larivière n’a pas répondu aux attentes suscitées par sa réputation de ténor du barreau Parisien. Loin de là ! Se serait-il attaché à démontrer que les fautes reprochées aux prévenus, listées en détail par Me Lévy, ne seraient pas avérées ? Que nenni. Pas un mot, pas une allusion à la violation de l’arrêté ministériel, de l’arrêté préfectoral, à l’absence des études de danger, à la méconnaissance volontaire des risques […]