Audience du 26 juin: La Défense continue à réfuter la thèse du mélange « explosif » : le tir 24 est ne prouve rien, Serge Biechlin n’a rien à se reprocher et on n’a pas prouvé que ce n’était pas un attentat islamiste ! Me Courrégé commence par « mon sujet n’est guère difficile, je vais parler de chimie et de détonique » et poursuit plus tard par en disant qu’elle n’est pas chimiste et va donc raisonner en droit ! Sa plaidoirie(1h30) ressemble à la longue histoire qu’une maman raconte à ses 5 ados qui la regardent de haut (c’est le tribunal sur l’estrade) pour les prévenir de ne pas écouter les rumeurs. Elle se base essentiellement sur l’absence certaine de chlore dans le 335 et se contente de dire que la thèse de l’accident résulte d’une envie de l’accusation, et que le scénario établi relève de l’imaginaire et de l’impossible. Pour cela elle s’appuie beaucoup sur la reconstitution, qui n’a rien révélé… En aucun cas elle ne revient sur les manquements, ou fautes reprochés à […]
Audience du jeudi 25 juin. La défense prend la parole Me VEIL : avocat de TOTAL et T. DESMAREST. A leur place, je lui réclamerai le remboursement de ses honoraires. C'était franchement nul, pour ne pas dire honteux. Il commence par un "J'ai l'arrogance de représenter TOTAL et TD. Quel procès étrange où le ministère public ne poursuit pas TOTAL et Desmarest mais lui demande d'être présent". A se défendre d'arrogance, il a fait bien pire. Je passe sur son argumentation qui consiste à dire que TOTAL n'était pas l'exploitant et que TOTAL n'a pas commis de faute ; c’était sans intérêt Le comble, c'est la façon dont Me Veil se débarrasse des comptes-rendus de réunions du Comité d'Etablissement. Je cite à quelque chose près : "Le CE, c'est un peu le courrier des lecteurs. C'est l'endroit où l'on se plaint. C'est normal, c'est le dialogue social. Il y a des syndicalistes, et parfois il y a des élections et c'est donc à celui qui revendiquera plus que les autres. On fait de la démagogie". […]
Toulouse, le 25 juin 2009 PROCES AZF : QUAND JUSTICE PASSE... On se doutait que le réquisitoire du Procureur ne serait pas brillant, comme il nous y a habitué depuis 4 mois lors de chacune de ses interventions : une sorte d'indignation de commande exécutée par un très mauvais comédien qui est rarement en face du sujet et dont on voit bien qu'il est toujours en répétition, à l'entraînement. Il n'a rien appris depuis 4 mois, même pas à être un bon comédien. Nous sommes prêts à nous cotiser pour lui offrir une formation. Quand il dit "En revanche, tirer les conséquences de cette catastrophe industrielle est notre devoir à tous, en mémoire de tous ceux qui ont perdu la vie dans cette catastrophe qui n'avait rien d'une fatalité. Il faut que des enseignements en soient tirés par ceux qui peuvent le faire. Je souhaite que mes paroles soient entendues au-delà de cette enceinte judiciaire", n'a-t-on pas l'impression qu'il se moque des victimes surtout quand il finit par la peine […]