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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 15:31

audience du mardi 22 

Le président dt du tribunal rejette les "donner acte" demandées par Me Soulez et toc !!!!

M Massou ( du comité de quartier Croix de Pierre... mais en son nom propre ) distribue une lettre. On s'en procure une copie!! Etonnant, M Massou se prend pour le président du tribunal et souhaite faire modifier les audiences en lien avec les disponibilités de ses témoins ( Grésillaud Arnaudies Guiochon and co..) , il demande qu'ils puissent comme des experts !!! utiliser des power points pendant leurs interventions prévues entre 40 et 80 mn, il souhaite aussi remplacer Mme Baux qui est fatiguée !!! Réponse demain du Pdt

 

  La Cour entend M Géronimi, expert judiciaire, cité par le parquet. Il vient du laboratoire de police judiciaire de Paris et il explique la démarche expertale du collège des experts, les rapports d'étape, les expertises, la méthodologie, les hypothèses de travail liées à un acte de malveillance et les hypothèses accidentelles. Il explique comment ils sont arrivés à la seule hypothèse pour eux, l'accident chimique. Il revient sur le travail de la commission d'enquête interne de Total (CEI) et le fait qu'il n'ait connu leurs travaux qu'en 2005 alors que cette CEI a travaillé, comme la saisie de ses rapports l'a montré, dès le départ sur l'hypothèse chimique et les incompatibilités entre le nitrate et le DCCNa avec l'avantage de connaître parfaitement l'usine et ses produits, il évoque aussi les sacs trouvés par la CEI au 335. 

La défense avec Me Courrégé, toujours l'air couroucée, manie l'ironie, joue sur les mots, essaye de mettre en défaut l'expert en utilisant des termes légèrement différents de ceux du rapport pour semer le doute et la confusion, ergote sur des petits détails portant sur la CEI pour ne pas parler du fond, s'appuie sur les rapports intérmédiaires pour les opposer au rapport final et finalement se prendre les pieds dans ses questions.

Me Souleze, renfrogné sur sa chaise, essaye lui aussi de jouer dans le même registre.

 

 Me Topalov pour les parties civiles intervient alors pour préciser, avec le sourire, que la défense se plaint en permanence que l'on évoque la CEI mais que c'est elle la défense qui en parle le plus souvent !!!. Elle rappelle alors fortement que le problème ce ne sont pas les sacs de produits chloré ou nitratés que l'on trouve sur le site, c'est même normal de trouver ces sacs sur un site qui travaille avec ces produits !! Non ce qui n'est pas normal c'est de trouver un sac de produit chloré au 335 et ça c'est le problème !!   

 

La CEI est encore au centre de ce début d'audience et elle restera pendant ces 4 mois au coeur de ce procès en appel. La CEI, c'est le moyen génial qu'a trouvé Total pour être sur le site dès le lendemain de la catastrophe et y mener sans aucune contrainte et dans le plus grand secret son enquête. La CEI connaissait le site et les produits présents sur ce site, elle a vu et étudié la scène du crîme avant la police, elle sait, elle, ce que contenait cette benne, et elle sait que c'est cette benne qui a déversé quelques kg de DCCNa ( produit chloré) avec 500 kg de nitrate d'ammonium utilisé comme engrais ou explosif minier, sur le tas principal de nitrate, une demi-heure avant l'explosion, comme le précise le rapport d'expertise judiciaire.

Deuxième témoin : le juge Perriquet.

 ancien juge d'instruction du dossier azf,  il n’aurait  été qu’un acteur dans cette procédure ! Il rappelle les faits, en particulier d’avoir accéder à un grand nombre d’investigations souhaitées par la défense: « il fallait envisager toutes les hypothèses, même les plus fumeuses. Mais j’en ai peut-être sollicité certains plus que d’autres ! » A de nombreuses reprises, il se réfugie derrière l’ordonnance de renvoi.

Me Caséro, qui lui rappelle que l’association qu’elle défend n’a pas eu l’agrément sous le mandat de Perriquet, lui demande, alors que les expertises versées au dossier par les prévenus étaient suivies de demande d’acte, pourquoi celle de Mr Presle, du labo de Poitiers ne l’a pas été. Réponse peu claire : il en avait eu connaissance mais ….. Mon interprétation : la défense versait au dossier les expertises qui lui convenaient, mais ça on le savait !!!

Question de la cour : le pôle antiterroriste de Paris existait depuis 15 ans : y a-t-il eu demande de transfert de dossier ? Réponse de Mr Perriquet : en mai 2002, quand je suis arrivé, il n’en était plus question ! Si cela avait été nécessaire, cela aurait déjà été fait. On verra ce qu’en dit le juge Bruguière !

Les autres témoins cités l’étaient au sujet de ce qu’ils avaient vu le 21 septembre. Aucun témoignage n’a résisté aux questions posées. Ils se sont tous plus ou moins contredits (2 d’entre eux avaient rencontré Mr Arnaudiès).

 Pour en revenir à M Massou, il a voulu interroger un témoin cité par Mme Baux. Tollé des parties civiles. Donc étude de la lettre qu’il a envoyé au président de la cour. C’est mis en délibéré,  réponse mercredi. En attendant, c’est le président lui-même qui pose les questions écrites: en voici une « aviez-vous connaissance d’une galerie souterraine passant au dessous du hangar 335 ? » La réponse a été non !

Demain Mercredi : Mr Mignard, puis témoignages sur ce qui a été vu ou entendu Jeudi : fin des témoignages, puis Mr Coudrieau, expert privé, Mrs Van Schendel, Sompayrac et Bergues, experts judiciaires

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Published by PJCNina-CdP
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  • : Ce blog a été crée lors de l'ouverture du procès en 1ère instance, concernant l'explosion d'AZF, pour publier et commenter les résumés d'audience au fur et à mesure.
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